Qui suis-je ?
MARC-WILLIAM ATTIE – Dirigeant & Entrepreneur
Né en 1960, lorsque la Terre comptait 3 milliards d’habitants,
lorsque le développement technologique n’en était qu’à ses prémices,
lorsqu’appeler d’un pays à un autre coûtait une fortune,
lorsque prendre l’avion était rare,
lorsque la décolonisation commençait,
lorsque le monde était différent… si différent.
Je suis un père, un oncle, un grand-oncle, un ami,
un homme curieux du monde qui l’entoure
et un entrepreneur dans l’âme.
J’ai construit une grande partie de ma vie autour de l’entreprise.
J’ai aimé cela. Le mouvement, les rencontres, les défis, les réussites… et aussi les moments plus difficiles.
J’ai connu des périodes d’engagement très fort, notamment au sein de Chevron Texaco et de BNI, où j’ai passé plus de treize années à chaque fois.
Et puis, à certains moments, il a fallu partir.Faire des choix.Renoncer.Cela a été, à chaque fois, une forme de deuil.
Ces expériences m’ont profondément marqué.
Elles m’ont permis de voir des réalités très différentes,
de comprendre à quel point nos environnements influencent nos manières de penser, d’agir, de construire.
Elles m’ont aussi fait prendre conscience de la chance que nous avons, en Europe,
et du risque que cette stabilité peut parfois créer : celui de moins agir, de moins oser.
Je viens d’un milieu simple.
J’ai été élevé par mes grands-parents.
Je me suis construit au fil des rencontres.
Certaines ont été déterminantes.
Je pense notamment à une famille suédoise qui m’a accompagné à un moment clé de ma vie, sans laquelle mon chemin aurait probablement été différent.
Je suis souvent considéré comme quelqu’un qui a réussi.
C’est sans doute vrai sur certains aspects.
Mais ce qui me marque le plus aujourd’hui, ce ne sont pas tant les résultats que les personnes rencontrées.
Celles qui m’ont aidé, soutenu, inspiré.
Et celles que j’ai eu la chance d’accompagner à mon tour.
Avec le temps, mon regard a évolué.
Aujourd’hui, j’ai envie de m’engager aux côtés d’autres leaders pour contribuer à un monde plus juste, plus responsable et plus en mouvement, où chacun qui en a la capacité choisit de mettre sa force au service des autres.
Je me dis que nous sommes à la fois infiniment petits à l’échelle de l’univers…
et pourtant essentiels à l’échelle de notre propre vie,
et importants dans celles de ceux qui nous entourent.
Cet équilibre m’importe de plus en plus.
Comprendre.
Prendre du recul.
Continuer à construire… mais autrement.
Mes réflexions
La réussite professionnelle est-elle suffisante?
Marc-William Attié
Ce que l’argent change vraiment
Marc-William Attié
Je vois la vie comme un mouvement.
Un enchaînement de trajectoires, de rencontres, de choix.
Un chemin qui évolue, qui se transforme, qui s’affine avec le temps.
Le mien m’a appris que la réussite seule ne suffit pas.
Construire, développer, atteindre des objectifs fait partie du chemin.
Mais ce qui donne de la valeur à ce chemin, c’est l’alignement entre ce que l’on fait et ce que l’on est.
L’argent a longtemps été un repère.
Il structure, il facilite, il permet.
Avec le temps, je le vois comme une énergie, un levier, un outil.
Je me sens responsable.
Responsable de ce que j’influence.
Responsable aussi de ce que je laisse exister.
Je fais partie d’un ensemble, comme dans un orchestre.
Je joue ma partition et je participe aussi, à ma manière, à son écriture.
Avec le temps, certaines priorités deviennent plus claires :
créer de la justesse, apporter de la clarté, contribuer à des évolutions positives.
Je crois aux équilibres en mouvement.
Entre action et recul.
Entre ambition et sens.
Entre construction et alignement.
Je partage ce regard pour nourrir une réflexion, et pour entrer en résonance avec celles et ceux qui avancent avec cette même intention.
Statut : base solide, à reprendre plus tard pour une version plus personnelle et plus tranchée.
Continuer la réflexion en vidéo
Expérience des seniors, énergie des juniors
Pour réussir un projet d’entreprise, faisons dialoguer les générations.
En tant que dirgeant, j’ai pu observer une tendance de plus en plus fréquente qui pousse les jeunes diplômés à créer leurs entreprises dès la sortie des écoles, souvent faute d’emplois.
L’idée est évidemment louable. Néanmoins, il faut faire preuve de prudence, car l’entrepreneuriat n’est pas chose aisée. Si certains réussissent particulièrement bien, bon nombre de jeunes entreprises disparaissent faute de stratégie adéquate, de business-plan solide et de préparation préalable à ce qu’est l’entrepreneuriat : un investissement certain pour un résultat incertain. L’entrepreneuriat est donc une prise de risque et l’acceptation de l’échec.
L’une des principales raisons des échecs est le manque d’expérience des créateurs. Il est en effet fortement souhaitable d’avoir déjà fait ses armes au sein d’une entreprise avant de monter la sienne. Dans une structure déjà établie, on peut se permettre de commettre des erreurs qui seraient fatales pour sa propre affaire.
Comment alors créer son entreprise lorsque l’atout majeur, l’expérience, fait cruellement défaut ? La solution se situerait du côté d’une autre catégorie sociale : les seniors.
Le contrat de génération établi dans le cadre du projet de loi sur les emplois seniors prévoit d’employer des jeunes diplômés en CDI tout en maintenant les emplois des salariés seniors âgés de plus de 57 ans. L’objectif est d’assurer à la fois la transmission des compétences et la mise à jour des connaissances.
Pourquoi ne pas envisager ce type de fonctionnement dans le cadre de la création d’entreprises ? Pourquoi ne pas créer les conditions pour permettre la mise en commun à la fois des expériences des seniors et de l’énergie des juniors ?
Trop chers pour le marché du travail ou parce que leurs compétences sont dépassées, 17% des seniors actifs envisagent de créer leur entreprise en prévision de leur fin de carrière et 49 % des Français encouragent un senior de leur famille à créer sa propre entreprise*. Ils bénéficient d’une expérience importante, d’un réseau, d’un savoir-faire et d’une connaissance accrue du marché. Un jeune quant à lui, a de l’imagination, de l’ambition, de l’énergie et surtout des connaissances actualisées, car rappelons-le, l’employabilité des personnes à long terme n’a toujours pas été correctement développée.
Mutualiser toutes ces qualités ne peut être que bénéfique et l’association de ces profils détonants.
Néanmoins, que l’on soit senior ou junior, il est essentiel de ne pas perdre de vue certaines particularités de l’entrepreneuriat. Pour réussir il est nécessaire d’anticiper, d’être animé par une volonté d’agir, d’accepter de faire des sacrifices financiers et de donner de son temps sans compter.
Il est aussi important d’être bien entouré. S’assurer d’avoir autour de soi des personnes aux compétences différentes qui peuvent apporter leurs connaissances et mettre à disposition leur expertise est souvent l’un des éléments manquants. Il faut un réseau structuré et diversifié pour être challenger à chacune des différentes étapes de la création de l’entreprise.
Quel que soit l’âge ou le parcours, il faudra continuer à y croire et à rester optimiste. Mettons toutes les chances de notre côté pour permettre à des idées de devenir des projets et à des projets de devenir des entreprises. Pour réussir nos projets d’entreprises, faisons dialoguer les générations.
*Site de BPI France Création, anciennement APCE 2018,
Marc-William Attié
Pour réussir un projet d’entreprise, faisons dialoguer les générations.
En tant que dirgeant, j’ai pu observer une tendance de plus en plus fréquente qui pousse les jeunes diplômés à créer leurs entreprises dès la sortie des écoles, souvent faute d’emplois.
L’idée est évidemment louable. Néanmoins, il faut faire preuve de prudence, car l’entrepreneuriat n’est pas chose aisée. Si certains réussissent particulièrement bien, bon nombre de jeunes entreprises disparaissent faute de stratégie adéquate, de business-plan solide et de préparation préalable à ce qu’est l’entrepreneuriat : un investissement certain pour un résultat incertain. L’entrepreneuriat est donc une prise de risque et l’acceptation de l’échec.
L’une des principales raisons des échecs est le manque d’expérience des créateurs. Il est en effet fortement souhaitable d’avoir déjà fait ses armes au sein d’une entreprise avant de monter la sienne. Dans une structure déjà établie, on peut se permettre de commettre des erreurs qui seraient fatales pour sa propre affaire.
Comment alors créer son entreprise lorsque l’atout majeur, l’expérience, fait cruellement défaut ? La solution se situerait du côté d’une autre catégorie sociale : les seniors.
Le contrat de génération établi dans le cadre du projet de loi sur les emplois seniors prévoit d’employer des jeunes diplômés en CDI tout en maintenant les emplois des salariés seniors âgés de plus de 57 ans. L’objectif est d’assurer à la fois la transmission des compétences et la mise à jour des connaissances.
Pourquoi ne pas envisager ce type de fonctionnement dans le cadre de la création d’entreprises ? Pourquoi ne pas créer les conditions pour permettre la mise en commun à la fois des expériences des seniors et de l’énergie des juniors ?
Trop chers pour le marché du travail ou parce que leurs compétences sont dépassées, 17% des seniors actifs envisagent de créer leur entreprise en prévision de leur fin de carrière et 49 % des Français encouragent un senior de leur famille à créer sa propre entreprise*. Ils bénéficient d’une expérience importante, d’un réseau, d’un savoir-faire et d’une connaissance accrue du marché. Un jeune quant à lui, a de l’imagination, de l’ambition, de l’énergie et surtout des connaissances actualisées, car rappelons-le, l’employabilité des personnes à long terme n’a toujours pas été correctement développée.
Mutualiser toutes ces qualités ne peut être que bénéfique et l’association de ces profils détonants.
Néanmoins, que l’on soit senior ou junior, il est essentiel de ne pas perdre de vue certaines particularités de l’entrepreneuriat. Pour réussir il est nécessaire d’anticiper, d’être animé par une volonté d’agir, d’accepter de faire des sacrifices financiers et de donner de son temps sans compter.
Il est aussi important d’être bien entouré. S’assurer d’avoir autour de soi des personnes aux compétences différentes qui peuvent apporter leurs connaissances et mettre à disposition leur expertise est souvent l’un des éléments manquants. Il faut un réseau structuré et diversifié pour être challenger à chacune des différentes étapes de la création de l’entreprise.
Quel que soit l’âge ou le parcours, il faudra continuer à y croire et à rester optimiste. Mettons toutes les chances de notre côté pour permettre à des idées de devenir des projets et à des projets de devenir des entreprises. Pour réussir nos projets d’entreprises, faisons dialoguer les générations.
*Site de BPI France Création, anciennement APCE 2018,
Marc-William Attié
Economie et optimisme
Pour une économie….choisissons l’optimisme !
En tant que dirigeant, j’ai pu accompagner des milliers d’entreprises. Je n’ai pu m’empêcher d’observer une tendance générale à la morosité.
On nous rappelle chaque jour que nous traversons une période de décroissance. C’est vrai, mais il est nécessaire de rappeler que d’une part, elle est globalement assez faible, et d’autre part, elle est due au développement record, continu et normal des pays émergents. Le monde n’est pas en crise mais en mutation.
Talents, savoir-faire, recherche et innovation ne cessent de se développer dans tous les pays. Il est de notre devoir, dans un contexte international aussi dynamique, de passer à l’action en choisissant la meilleure stratégie : l’optimisme.
Si l’optimisme, dans son acception la plus courante, désigne une attitude qui consiste à voir le bon côté des choses, je considère qu’être optimiste c’est passer à l’action. C’est une dynamique constructive qui mobilise les compétences et les initiatives individuelles et collectives. Être optimiste, c’est agir sur la réalité à laquelle nous sommes confrontés pour en tirer le meilleur.
Arrêtons de marteler que la France va mal, qu’elle décline, que la courbe du chômage tarde à s’inverser et que le moral des Français est au plus bas. Ne soyons pas nostalgiques d’une époque où la France était aux côtés de quelques autres pays, une puissance coloniale. N’oublions pas que notre pays est la 5e puissance mondiale. Bien qu’internationalement nous représentions moins de 1% de la population, notre PIB, lui, en avoisine les 3,7% et le niveau de notre patrimoine par habitant est 10 fois supérieur à la moyenne internationale.
Broyer du noir est un de nos travers. Nous pouvons le constater très tôt, sur les bancs de l’école. Dans certains pays une dictée de 300 mots comportant 30 fautes ne rapporte pas un 0 pointé à son auteur mais un 90% de bonnes réponses. Il serait judicieux de repenser notre système éducatif pour en finir avec l’élitisme et le repli sur soi. Prenons exemple sur les systèmes éducatifs basés sur l’encouragement et non la punition. Ils ont l’avantage de former de futurs adultes, salariés ou entrepreneurs, plus optimistes, plus aptes à faire face aux difficultés sans avoir peur de l’autre mais, bien au contraire, en agissant avec lui.
L’optimisme doit nous pousser à l’action et nous sortir d’un attentisme passif vis à vis d’un État providence porteur de solutions miracles. Pensons collectif pour mieux agir ensemble. Mettons nos compétences et nos ressources en commun. Il est formidable de constater qu’aujourd’hui de plus en plus de Français choisissent d’investir dans des projets à taille humaine auxquels ils croient. Ils se sentent utiles et prennent part activement au développement économique. C’est une belle preuve d’optimisme à laquelle s’ajoute la propension de plus en plus répandue au travail en réseau.
La croissance économique dépend de la rencontre des talents, des savoir-faire, de la recherche, de l’énergie et de l’argent. Une des difficultés à laquelle nous faisons face aujourd’hui découle d’un message ambiant qui fait fuir talents et investisseurs.
L’optimisme permet à l’individu de réussir à atteindre ses objectifs et, en tant que valeur commune, il permet d’obtenir des résultats collectifs bien au delà de nos espérances individuelles. La solidarité et l’entraide exprimées dans l’optimisme, permettent de transformer des projets en réalités.
Alors, agissons ensemble et repoussons nos limites. N’ayons pas peur de prendre des risques, ne fuyons pas l’échec. Aujourd’hui en France de plus en plus d’entrepreneurs s’entraident en s’organisant en réseau. Ils partagent ainsi leurs énergies, leurs idées et leurs expertises. Il n’appartient qu’à nous de créer nos règles du jeu si nous ne voulons pas nous adapter à celles des autres. Il n’appartient qu’à nous de réussir et d’en être fiers.
En un mot : soyons tous optimistes et agissons !
Marc-William Attié.









